Exposition au Musée du Pays de Sarrebourg : D(is) M(anibus). Pratiques funéraires gallo-romaines.

     Si vous êtes de passage en Moselle, n'hésitez pas à faire un détour par Sarrebourg ; le musée de la ville présente en effet une exposition tout à fait passionnante, consacrée aux recherches les plus récentes en matière d'archéologie funéraire gallo-romaine. Cette exposition, intitulée D(is) M(anibus). Pratiques funéraires gallo-romaines, fermera ses portes le 3 janvier 2010 ; elle est accompagnée d'un beau catalogue, auquel j'ai donné deux courtes contributions traitant de l'histoire de l'archéologie funéraire en France et du délicat problème de l'interprétation de l'iconographie sépulcrale antique.

 

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    Merci à Mme Dominique Heckenbenner, conservatrice du musée, pour le remarquable travail éditorial qu'elle a réalisé.

 

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Articles récents

L’Ehon Azuma Warawa de Toyohiro Utagawa (1773-1828).

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 Toyohiro Utagawa - Ehon Azuma Warawa - 2 ehon - 1804 (réimpression 1917).

 

     Toyohiro appartient à la première génération d'artistes de l'école Utagawa ; s'il est moins connu que son frère ainé, Toyokuni, de nombreux spécialistes s'accordent toutefois à penser qu'il possédait un talent bien supérieur. L'Ehon Azuma Warawa, “Le livre d'images des enfants d'Edo”, pourrait bien être leur meilleur argument : ce livre en deux volumes, dont les images illustrent les activités associées aux mois de l'année, est d'une qualité tout à fait exceptionnelle ; il vaut bien, en tout cas, les chefs-d'oeuvre du genre produits à la même époque, comme par exemple le fameux Seiro Ehon Nenju-gyoji d'Utamaro.

    L'Ehon Azuma Warawa est l'un des ouvrages illustrés les plus rares du XIXe s. ; on n'en connaît que quelques exemplaires complets dans les grandes collections publiques, et encore sont-ils fréquemment en très mauvais état. Nous en présentons ici une somptueuse réimpression, parue en 1917.

 

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Actes du Xe colloque sur l’art romain provincial (Arles/Aix-en-Provence, 21-23 mai 2007).

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    Les actes du Xe colloque international sur l'art provincial romain, qui s'est tenu à Arles en 2007, viennent de paraître. On trouvera ci-joint la table des matières, en format PDF. J'ai donné à ce bel ouvrage une contribution consacrée aux difficultés que soulève la datation de la sculpture gallo-romaine, en m'appuyant sur l'exemple de la Gaule mosellane.

    Encore merci aux organisateurs de cette manifestation, Mme Gaggadis-Robin, MM. Hermary, Reddé et Sintes, pour leur invitation.

 

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UN TOMBEAU EN TUMULUS D’EPOQUE TIBERIENNE A NASIUM (MEUSE).

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     Réf. complète : CASTORIO (J.-N.), MALIGORNE (Y.), Une tombe monumentale d'époque tibérienne à Nasium (cité des Leuques), Paris, 2007 (Coll. Etudes lorraines d'Antiquité Nationale, 4), 104 p., 42 fig. et III tabl. dans le texte.

 

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QUELQUES ETREINTES PAR KUNIYASU.

 

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Utagawa Kuniyasu - Ehon Futatsu Makura - 18 par 12 cm - vers 1820.

                                                            

     Quelques étreintes, par Utagawa Kuniyasu (1794-1832), élève de Toyokuni ; artiste talentueux mais mort prématurément. L'examen des pigments permet de dater ce petit ehon des alentours de 1820. Par bien des aspects, il est proche des shunga-e réalisées à la même époque par Hokusai - et je songe en particulier au fameux En-musubi Izumo-no-sugi publié en 1822. A mon sens, l'ouvrage de Kuniyasu, qui reste méconnu, est, dans le genre, un véritable petit chef d'oeuvre.

     Bibliographie : sur les shunga-e, voir l'étude, certes très controversée, mais pénétrante, de SCREECH (T.), Sex and the floating World. Erotic Images in Japan 1700-1820, Londres, 1999.

                          

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IMAGES FAMEUSES DE L’ECOLE TOSA : LE TOSA MEIKA GAFU (1896).

 

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Les douze planches du Tosa meika gafu avec détails et reproduction de la jaquette d'origine - 27 par 21 cm - 1896.

 

     Imprimé de manière somptueuse en 1896, le Tosa meika gafu est composé de douze planches reproduisant des oeuvres fameuses de l'école Tosa. Cette école, l'une des plus importantes de l'histoire de l'art japonais, fut fondée au XVe siècle : elle perpétua, plusieurs siècles durant, un style considéré comme typiquement japonais, s'opposant ainsi aux écoles cherchant davantage leur inspiration dans l'art continental. Dès le XVIe siècle, elle acquit une position prépondérante auprès de la cour impériale et de l'aristocratie nippone ; elle déclina toutefois dès le XVIIIe siècle, les successeurs de Tosa Mitsuoki (1617-1691), le dernier grand maître Tosa, étant incapables de se renouveler et s'enfermant progressivement dans un maniérisme de plus en plus stérile.

      On retrouve ici les grandes caractéristiques du style Tosa : l'importance de la ligne, l'attention portée aux détails, la richesse des couleurs et surtout le caractère résolument décoratif de cet art. On retrouve aussi les thèmes favoris des maîtres de l'école qui ne sont autres que ceux que prisait la noblesse insulaire : se succèdent ici des images de la vie aristocratique, des illustrations d'épisodes du Genji monogatori, le grand roman courtois de l'époque Heian rédigé au XIe siècle par Dame Murasaki, des scènes de la vie quotidienne dans les villages, naturellement très idéalisée.

     Le tout est rendu avec finesse ; l'ensemble est charmant bien qu'un peu statique et volontiers naïf.

 

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SUR DES REPRESENTATIONS SUPPOSEES DU SATYRE MARSYAS ET DE L’EMPEREUR GETA DECOUVERTES DANS LE SANCTUAIRE DE GRAND (VOSGES).

    

    Cet article est la version annotée et développée d'une conférence prononcée à Grand en septembre 2003, à l'invitation de M. et Mme Bertaux, que je tiens à remercier une nouvelle fois ici. Il s'agit de l'étude iconographique de deux sculptures découvertes dans le sanctuaire ; la dernière partie de l'article fait le point sur ce que l'on sait actuellement de ce fameux site gallo-romain.

     Pour des raisons techniques, le fichier disponible ici ne contient que les épreuves de l'article, finalement publié en 2006 dans la revue belge d'études latines, Latomus. La numérotation des pages n'était pas définitive ; il subsiste quelques petites coquilles, mais rien qui s'écarte fondamentalement du texte final.

     Référence complète : CASTORIO (J.-N.), “Le 'Pseudo-Marsyas' et le portrait présumé de Géta découverts à Grand (Vosges)”, Latomus 65, 3, 2006, p. 659-678, pl. VII-XIV.

          

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LES “BEAUTES” DE CHIKANOBU (1906).

 

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Chikanobu Toyohara - Kyouiku azuma bijin - 24 par 48 cm (taille des planches) - Meiji 35 (1906)

                     

     Chikanobu Toyohara (1838-1912) est un des derniers grands noms de l’estampe japonaise. Il est, par bien des aspects, un artiste de transition. Ses premières oeuvres sont dans la filiation de celles des grands maîtres du XIXe siècle, ceux de l’école Utagawa notamment : son maître, Kunichika Toyohara, avait d’ailleurs appris le métier dans l’atelier de Kunisada. Chikanobu évolue ensuite vers un style plus occidental, mais empreint de nostalgie.

     Le Kyouiku azuma bijin, “instruction des beautés dans la tradition d’Edo, comparée aux douze mois de l’année”, est typique de la seconde partie de la carrière de l’artiste. L’album comprend douze planches, reliées sous forme d’accordéon ; il a été publié en 1906 et est signé Yoshu Chikanobu. L’oeuvre de Chikanobu est actuellement réévaluée ; ses productions sont en fait très inégales, comme en témoigne d’ailleurs le Kyouiku, dont les gravures oscillent entre maladresse et sensibilité. Mais cela s’explique aisément si l’on prend en considération le fait que Chikanobu a produit un nombre tout à fait considérable d’estampes. Quoi qu’il en soit, son travail demeure un témoignage de tout premier plan sur cet âge de transition que fut l’ère Meiji ; un âge partagé entre tentation de la modernité et nostalgie d’un passé glorieux et largement mythifié.

       

     Bibliographie : COATS (B. A.) (éd.), Chikanobu : Modernity and Nostalgia in Japanese Prints, Hotei publishing, 2006 [première monographie sur l’artiste, rédigée à l’occasion de la grande exposition qui lui a été consacrée l’an passé et qui circule encore actuellement aux Etats-Unis].

      

     Liens : http://www.ukiyo-e-world.com/ukiyo-e/chikanobu.asp ; http://www.chikanobu.com/

              

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GRAVURES POUR LE PARADIS PERDU DE MILTON.

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Milton, Le Paradis perdu, traduction de Chateaubriand - Amable Rigaud - 1863 - grand in-folio.

 

      L'une des plus belles et luxueuses éditions du chef-d'oeuvre de Milton, illustrée de grandes gravures sur acier. Voici la légende des planches :

     1. Fronstispice (Flatters) ; 2.3.4. Portraits de Milton, Lamartine (auteur des “Réflexions sur Milton” qui préfacent l'ouvrage) et Chateaubriand ; 5. Le conciliabule (Flatters) ; 6. Satan et Belzébuth à la découverte (id.) ; 7. Anges dans le lac de bitume (id.) ; 8. Satan et Belzébuth se consultent (id.) ; 9. Satan, la Mort, le Péché (id.); 10. Satan sort du gouffre (id.) ; 11. Satan à la cour du Chaos (id.) ; 12. Satan cotoyant les murs du Ciel (id.) ; 13. Le premier baiser (id.) ; 14. La prière (Lemercier) ; 15. Raphaël dans l'air (Flatters) ; 16. Satan blessé (id.) ; 17. Les forges (id.) ; 18. La chute des Anges (id.) ; 19. Eve se mirant dans l'eau (Richomme) ; 20. Eve effeuillant des roses (Lemercier) ; 21. Eve cueille la pomme (Mélin) ; 22. Eve donne la pomme à Adam (id.) ; 23. Satan plongeant dans le Styx (Flatters) ; 24. Adam après le péché (id.) ; 25. Le pardon d'Adam (Mélin) ; 26. Le réveil d'Eve (id.) ; 27. Adam et Eve chassés du Paradis (Bernouville).

    Je n'indique que le nom des peintres, pas celui des graveurs. Inutile d'écrire que l'ouvrage vaut surtout pour les étranges gravures d'après Johann Jacob Flatters.

   

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Le démon de la peinture : Kawanabe Kyosai (1831-1889) et le Kyosai Hyakuzu.

 

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    Kawanabe Kyosai - Kyosai Hyakuzu - 18 x 12 cm - vers 1892.

     Kawanabe Kyosai (1831-1889) est considéré comme la dernière grande figure de l’ukiyoe. Il est essentiellement connu pour ses caricatures, dont la formidable verve fait immanquablement songer à Hokusai. On pourra juger de la vigueur de son style en examinant les estampes que nous reproduisons ici, extraites du Kyosai Hyakuzu, « Cent images par Kyosai » : ces images, qui constituent pour l’essentiel des illustrations littérales de proverbes japonais, ont été produites entre 1862 et 1866 ; elles ont partiellement été regroupées dans cet album vers 1892. Il est à noter que le Kyosai Hyakuzu a été traduit en français en 1885, sous le titre Cent proverbes japonais, par Francis Steenackers et Ueda Tokonosuke. Par ailleurs, Émile Guimet, dans ses Promenades japonaises, a donné un intéressant portrait de Kyosai, qu’il a rencontré lors de l’un de ses séjours dans l’archipel avant 1880.

     Kyosai est également fameux pour avoir été un libre penseur : il fut ainsi emprisonné à trois reprises pour avoir fait paraître des caricatures jugées désobligeantes par des officiels du régime. Son goût pour la boisson était proverbiale : une légende tenace veut en effet qu’il ait peint ses meilleures œuvres sous l’empire du saké.

    À côté de ses caricatures, Kyosai a également réalisé des œuvres d’une veine plus classique, quoique toujours originale. Cela s’explique sans doute par sa formation : s’il fut l’élève de Kuniyoshi, il apprit également le style Kano dans l’atelier de Masura Towa.

     Bibliographie : Timothy Clark, Demon of Painting: The Art of Kawanabe Kyosai, Londres, British Museum Press, 1993.

    

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