L’Ehon Azuma Warawa de Toyohiro Utagawa (1773-1828).

toyohiro0.jpg toyohiro81.jpg toyohiro91.jpg toyohiro101.jpg toyohiro111.jpg toyohiro121.jpg toyohiro131.jpg toyohiro1.jpg toyohiro2.jpg toyohiro3.jpg toyohiro4.jpg toyohiro5.jpg toyohiro6.jpg toyohiro7.jpg 

 Toyohiro Utagawa - Ehon Azuma Warawa - 2 ehon - 1804 (réimpression 1917).

 

     Toyohiro appartient à la première génération d'artistes de l'école Utagawa ; s'il est moins connu que son frère ainé, Toyokuni, de nombreux spécialistes s'accordent toutefois à penser qu'il possédait un talent bien supérieur. L'Ehon Azuma Warawa, “Le livre d'images des enfants d'Edo”, pourrait bien être leur meilleur argument : ce livre en deux volumes, dont les images illustrent les activités associées aux mois de l'année, est d'une qualité tout à fait exceptionnelle ; il vaut bien, en tout cas, les chefs-d'oeuvre du genre produits à la même époque, comme par exemple le fameux Seiro Ehon Nenju-gyoji d'Utamaro.

    L'Ehon Azuma Warawa est l'un des ouvrages illustrés les plus rares du XIXe s. ; on n'en connaît que quelques exemplaires complets dans les grandes collections publiques, et encore sont-ils fréquemment en très mauvais état. Nous en présentons ici une somptueuse réimpression, parue en 1917.

 

  toyohiro7a.jpg

 

********************

 


Archives pour la catégorie Livres d'estampes japonais

QUELQUES ETREINTES PAR KUNIYASU.

 

kuniyasu1.jpg kuniyasu2.jpg kuniyasu3.jpg kuniyasu4.jpg kuniyasu5.jpg kuniyasu6.jpg kuniyasu7.jpg

Utagawa Kuniyasu - Ehon Futatsu Makura - 18 par 12 cm - vers 1820.

                                                            

     Quelques étreintes, par Utagawa Kuniyasu (1794-1832), élève de Toyokuni ; artiste talentueux mais mort prématurément. L'examen des pigments permet de dater ce petit ehon des alentours de 1820. Par bien des aspects, il est proche des shunga-e réalisées à la même époque par Hokusai - et je songe en particulier au fameux En-musubi Izumo-no-sugi publié en 1822. A mon sens, l'ouvrage de Kuniyasu, qui reste méconnu, est, dans le genre, un véritable petit chef d'oeuvre.

     Bibliographie : sur les shunga-e, voir l'étude, certes très controversée, mais pénétrante, de SCREECH (T.), Sex and the floating World. Erotic Images in Japan 1700-1820, Londres, 1999.

                          

********************

                                 

IMAGES FAMEUSES DE L’ECOLE TOSA : LE TOSA MEIKA GAFU (1896).

 

scan100200001.jpg scan100210002.jpg scan100210001.jpg scan100220003.jpg scan100220002.jpg scan100230004.jpg scan100230003.jpg scan100240005.jpg scan100240004.jpg scan100250006.jpg scan100250005.jpg scan100260007.jpg scan100270008.jpg scan100270006.jpg scan100280009.jpg scan100290010.jpg scan100300011.jpg scan100300008.jpg scan100310012.jpg scan100310009.jpg scan100320013.jpg scan100320010.jpg

Les douze planches du Tosa meika gafu avec détails et reproduction de la jaquette d'origine - 27 par 21 cm - 1896.

 

     Imprimé de manière somptueuse en 1896, le Tosa meika gafu est composé de douze planches reproduisant des oeuvres fameuses de l'école Tosa. Cette école, l'une des plus importantes de l'histoire de l'art japonais, fut fondée au XVe siècle : elle perpétua, plusieurs siècles durant, un style considéré comme typiquement japonais, s'opposant ainsi aux écoles cherchant davantage leur inspiration dans l'art continental. Dès le XVIe siècle, elle acquit une position prépondérante auprès de la cour impériale et de l'aristocratie nippone ; elle déclina toutefois dès le XVIIIe siècle, les successeurs de Tosa Mitsuoki (1617-1691), le dernier grand maître Tosa, étant incapables de se renouveler et s'enfermant progressivement dans un maniérisme de plus en plus stérile.

      On retrouve ici les grandes caractéristiques du style Tosa : l'importance de la ligne, l'attention portée aux détails, la richesse des couleurs et surtout le caractère résolument décoratif de cet art. On retrouve aussi les thèmes favoris des maîtres de l'école qui ne sont autres que ceux que prisait la noblesse insulaire : se succèdent ici des images de la vie aristocratique, des illustrations d'épisodes du Genji monogatori, le grand roman courtois de l'époque Heian rédigé au XIe siècle par Dame Murasaki, des scènes de la vie quotidienne dans les villages, naturellement très idéalisée.

     Le tout est rendu avec finesse ; l'ensemble est charmant bien qu'un peu statique et volontiers naïf.

 

 scan100290007.jpg

        

********************

 

LES “BEAUTES” DE CHIKANOBU (1906).

 

 chikanobu1.jpg chikanobu2.jpg chikanobu3.jpg chikanobu4.jpg chikanobu5.jpg chikanobu6.jpg

chikanobu7.jpg chikanobu8.jpg chikanobu14.jpg chikanobu9.jpg chikanobu10.jpg chikanobu12.jpg chikanobu13.jpg

Chikanobu Toyohara - Kyouiku azuma bijin - 24 par 48 cm (taille des planches) - Meiji 35 (1906)

                     

     Chikanobu Toyohara (1838-1912) est un des derniers grands noms de l’estampe japonaise. Il est, par bien des aspects, un artiste de transition. Ses premières oeuvres sont dans la filiation de celles des grands maîtres du XIXe siècle, ceux de l’école Utagawa notamment : son maître, Kunichika Toyohara, avait d’ailleurs appris le métier dans l’atelier de Kunisada. Chikanobu évolue ensuite vers un style plus occidental, mais empreint de nostalgie.

     Le Kyouiku azuma bijin, “instruction des beautés dans la tradition d’Edo, comparée aux douze mois de l’année”, est typique de la seconde partie de la carrière de l’artiste. L’album comprend douze planches, reliées sous forme d’accordéon ; il a été publié en 1906 et est signé Yoshu Chikanobu. L’oeuvre de Chikanobu est actuellement réévaluée ; ses productions sont en fait très inégales, comme en témoigne d’ailleurs le Kyouiku, dont les gravures oscillent entre maladresse et sensibilité. Mais cela s’explique aisément si l’on prend en considération le fait que Chikanobu a produit un nombre tout à fait considérable d’estampes. Quoi qu’il en soit, son travail demeure un témoignage de tout premier plan sur cet âge de transition que fut l’ère Meiji ; un âge partagé entre tentation de la modernité et nostalgie d’un passé glorieux et largement mythifié.

       

     Bibliographie : COATS (B. A.) (éd.), Chikanobu : Modernity and Nostalgia in Japanese Prints, Hotei publishing, 2006 [première monographie sur l’artiste, rédigée à l’occasion de la grande exposition qui lui a été consacrée l’an passé et qui circule encore actuellement aux Etats-Unis].

      

     Liens : http://www.ukiyo-e-world.com/ukiyo-e/chikanobu.asp ; http://www.chikanobu.com/

              

********************

                       

Le démon de la peinture : Kawanabe Kyosai (1831-1889) et le Kyosai Hyakuzu.

 

kyosai110.jpg 

           

kyosai81.jpg kyosai71.jpg kyosai61.jpg kyosai51.jpg kyosai41.jpg kyosai31.jpg kyosai210.jpg kyosai161.jpg kyosai151.jpg kyosai141.jpg kyosai131.jpg kyosai121.jpg kyosai111.jpg kyosai101.jpg kyosai91.jpg kyosai241.jpg kyosai231.jpg kyosai221.jpg kyosai211.jpg kyosai201.jpg kyosai191.jpg kyosai181.jpg kyosai171.jpg kyosai261.jpg kyosai251.jpg kyosai351.jpg kyosai341.jpg kyosai331.jpg kyosai321.jpg kyosai311.jpg kyosai301.jpg kyosai291.jpg kyosai281.jpg kyosai271.jpg 

    Kawanabe Kyosai - Kyosai Hyakuzu - 18 x 12 cm - vers 1892.

     Kawanabe Kyosai (1831-1889) est considéré comme la dernière grande figure de l’ukiyoe. Il est essentiellement connu pour ses caricatures, dont la formidable verve fait immanquablement songer à Hokusai. On pourra juger de la vigueur de son style en examinant les estampes que nous reproduisons ici, extraites du Kyosai Hyakuzu, « Cent images par Kyosai » : ces images, qui constituent pour l’essentiel des illustrations littérales de proverbes japonais, ont été produites entre 1862 et 1866 ; elles ont partiellement été regroupées dans cet album vers 1892. Il est à noter que le Kyosai Hyakuzu a été traduit en français en 1885, sous le titre Cent proverbes japonais, par Francis Steenackers et Ueda Tokonosuke. Par ailleurs, Émile Guimet, dans ses Promenades japonaises, a donné un intéressant portrait de Kyosai, qu’il a rencontré lors de l’un de ses séjours dans l’archipel avant 1880.

     Kyosai est également fameux pour avoir été un libre penseur : il fut ainsi emprisonné à trois reprises pour avoir fait paraître des caricatures jugées désobligeantes par des officiels du régime. Son goût pour la boisson était proverbiale : une légende tenace veut en effet qu’il ait peint ses meilleures œuvres sous l’empire du saké.

    À côté de ses caricatures, Kyosai a également réalisé des œuvres d’une veine plus classique, quoique toujours originale. Cela s’explique sans doute par sa formation : s’il fut l’élève de Kuniyoshi, il apprit également le style Kano dans l’atelier de Masura Towa.

     Bibliographie : Timothy Clark, Demon of Painting: The Art of Kawanabe Kyosai, Londres, British Museum Press, 1993.

    

 kyosai281.jpg   kyosai241.jpg

    

*********************

UNE OEUVRE MAJEURE DE L’ART DU SHUNGA-E : L’OYOGARI NO KOE PAR TOYOKUNI (1822).

 

 sanstitre110.jpg shinsai3.jpg shinsai4.jpg shinsai2.jpg  shinsai1.jpg shinsai5.jpg shinsai6.jpg shinsai7.jpg shinsai8.jpg shinsai10.jpg shinsai111.jpg shinsai12.jpg

Toyokuni Utagawa - planches extraites des trois ehon de l'Oyogari No Koe - 16 x 22 cm - Nouvel an Bunsei 5 (1822).

                 

     Cet ehon en trois volumes (présenté dans un version expurgé, comme les autres ouvrages de même type) est l'un des plus importants de l'histoire du genre des shunga-e. Oeuvre de Toyokuni Utagawa (1769-1825), et d'ailleurs considéré à raison comme l'un de ses chefs d'oeuvre, il est le premier ouvrage du genre produit par l'école Utagawa, qui dominera la prodution de ce type par la suite grâce à ses livres bien plus sophistiqués que ceux des décennies précédentes. Dans un style qui oscille entre noblesse et vulgarité, entre les habituelles images d'étreintes si caractéristiques du genre, Toyokuni livre ici de belles images de l'intimité des lieux de plaisirs d'Edo, les “Maisons vertes”.

         

      Bibliographie : Hayashi (Y.), Lane (R.), The complete Ukiyo-e Shunga, 8 : Kunisada, Shunshoku Hatsune no Ume. The Utagawa school and the World of Shunga, Tokyo, 1996.

        

********************

                          

Le Japon Artistique, n° 3.

 

ja30.jpg ja31.jpg ja32.jpg ja33.jpg ja34.jpg ja35.jpg ja36.jpg ja37.jpg ja38.jpg ja39.jpg 

Planches du Japon Artistique, n° 3 (1888).

     C’est Victor Champier qui a rédigé le texte de ce troisième numéro du Japon artistique, consacré à « l’architecture japonaise ». La légende des planches :

1.       « Fragment d’un satin brodé du XVIIIe siècle ».

2.       « Dessin industriel du XVIIIe siècle, branches de clématites ».

3.       « Jeune fille, d’après une gravure en couleurs de SOUZOUKI HARUNOBOU (1765) ».

4.       « Vase en terre cuite d’Ota (XIXe siècle) ».

5.       « Branche de camélia, d’après une étude à l’aquarelle (XVIIIe siècle) ». Ce dessin n’est pas signé.

6.       « Carpes, d’après un poncif pour l’impression des tissus (XVIIIe siècle) ».

7.       « Tir à l’arc. Extrait du Miroir des Beautés de la Maison Verte (3 volumes, 1776), par KATSUGAVA SHUNSHO ».

8.       « Grenouille, en fer, à articulations mobiles (XVe siècle) ».

9.       « Fleurs des champs, études extraites d’un album gravé d’après KEISAÏ MASSAYOSHI ».

10.   « Études d’oiseaux, page tirée du tome Ier de la Mangoua, d’Hokusaï ».

         

 ja37.jpg

 

********************

Tachibana Morikuni (1679-1748) et le courant Kano dans l’art du livre japonais.

        

scan14.jpg scan21.jpg scan31.jpg scan41.jpg scan51.jpg scan61.jpg scan71.jpg scan81.jpg scan91.jpg scan101.jpg scan111.jpg scan121.jpg 

Tachibana Morikuni - Ehon Jinkishiho, vol. 4 - 1744.

 

     Tachibana Morikuni (1679-1748) a été formé dans la grande tradition Kano : son maître, Tanzan, fut en effet l'élève de Tanyu Kano (1602-1674), figure qui domine ce courant pictural au milieu du XVIIe s.

     Ainsi que l'écrit fort justement Jack Hillier, le style de Morikuni, tout comme celui de ses élèves, s'inscrit, à bien des égards, en contrepoint de l'art sensuel et volontiers hédoniste développé à la même époque à Edo ou à Kamigata (l'ancienne Osaka) par ceux que l'on qualifie habituellement de “primitifs”, des artistes tels que Masanobu (1686-1764) ou Sukenobu (1671-1751). 

     Il semble que Morikuni ait consacré toute sa carrière à l'art de l'estampe et à l'illustration d'ouvrages ; on ne lui connaît pas d'oeuvre peint. Toujours selon Hillier, il s'agirait de la preuve de la relative liberté d'esprit de cet artiste : en effet, le savant britannique suppose qu'en se spécialisant ainsi dans cet art mineur, Morikuni fit délibérément le choix d'abandonner les privilèges qui étaient attachés à la caste des peintres officiels. Quoi qu'il en soit de cette hypothèse, cette spécialisation a amené Morikuni a faire évoluer très sensiblement la technique Kano, en particulier en introduisant dans ses images une vitalité inhabituelle dans les oeuvres peintes pour l'aristocratie nippone à la même époque.

    Morikuni fut un artiste très prolifique. L'ouvrage que nous reproduisons ici est le quatrième volume de l'Ehon Jinkishiho ; il a paru en 1744. S'il ne s'agit pas de l'une des oeuvres majeures du peintre, cet ehon possède néanmoins certaines qualités : quelques remarquables coups de pinceaux, notamment lorsqu'il s'agit de rendre la texture d'une roche ou d'un tronc d'arbre, de saisir le mouvement incessant des flots.

    Depuis peu, les éditions Philippe Picquier proposent à la vente une réimpression de l'ouvrage le plus fameux de Morikuni, l'Umpitsu Soga, édité en 1749 et introduisant pour la première fois dans l'art du livre la technique dite So, qui consistait à travailler la surface du bloc d'impression de manière à produire de riches effets de teinte une fois l'image imprimée ; cette réimpression s'inscrit au sein d'une collection ayant pour objet de proposer des facsimilés des ouvrages du fonds japonais de la collection Jacques Doucet, conservé à la bibliothèque de l'I.N.H.A. Il faut saluer cette initiative qui met enfin à la disposition des amateurs, à des prix relativement abordables, des chef-d'oeuvres de l'art du livre nippon. Malheureusement, l'éditeur n'a visiblement pas compris ce qu'était l'essence même de l'ehon : l'alliance si savante entre papier et encre. Le support glacial  et sans texture utilisé pour ce facsimilé suspend bien trop brutalement le geste du peintre, alors que l'objet de la technique So est précisément d'inscrire ce geste au sein une temporalité jamais achevée ; on ne ressent pas grand chose, par ailleurs, des subtiles vibrations qui animents les images originales. C'est bien dommage, d'autant plus que le travail de l'éditeur est autrement tout à fait remarquable.   

     Bibliographie : Tachibana Morikuni, Ooka Shumboku, Esquisses au fil du pinceau, Paris, Editions Philippe Picquier, 2007 (introduction et légendes par Christian Marquet).

             

scan131.jpg

                           

********************    

L’Empon Makura Kotoba de Kitao Shigemasa (1783 env.).

scana.jpg scanb.jpg scand.jpg scanm.jpg scanf.jpg scang.jpg scanh.jpg scank.jpg scanl.jpg scane.jpg scani.jpg

Kitao Shigemasa - Empon Makura Kotoba - 3 ehon, format 25 x 17 cm - ca. 1783.

 

     Voici quelques illustrations extraites d'un grand classique du Shunga : l'Empon Makura Kotoba, ” le livre des mots sussurés sur l'oreiller” de Kitao Shigemasa, publié vers 1783. Malheureusement, comme on pourra le constater en regardant ces images (les moins audacieuses, naturellement), l'exemplaire en ma possession est en assez triste état, victime comme il l'a été de trop nombreuses lectures, ainsi que des baisers souvent mortels de ces colonies de vers à papier dont on rencontre si fréquemment les cadavres momifiés entre deux pages d'anciens livres japonais…

     On trouvera, dans la notice consacrée à l'Ehon Azuma No Hana, une courte biographie de Shigemasa (1739-1820), sans conteste l'un des très grands maîtres de la fin du XVIIIe s.. En comparant le “Livre des fleurs d'Edo” à celui que nous présentons ici, on pourra mesurer l'évolution du style de Shigemasa depuis la fin des années 1760 au début des années 1780 : l'influence de Suzuki Haronobu n'est plus perceptible ; un nouveau type de beauté s'est imposé, caractérisé par des figures nettement moins juvéniles et un canon volontiers très étiré. Shigemasa produisit d'autres recueils de shunga-e, tous en noir et blanc à l'image de celui-ci.

 

scanc.jpg

  

********************   

 

Le Japon Artistique, n° 2.

 ja211.jpg ja221.jpg ja231.jpg ja241.jpg ja2011.jpg ja291.jpg ja251.jpg ja261.jpg ja271.jpg ja281.jpg

Planches du deuxième numéro du Japon artistique (1888).

 

     La deuxième livraison du Japon artistique s'ouvre sur un texte de Louis Gonse intitulé “Le Génie des Japonais dans le décor”. Voici la légende des dix planches :

     1. “Fragment de ceinture en satin broché de velours ciselé et épinglé ; dessin de papillons et branches de mauve. La feuille de mauve (Aowi) a été adoptée comme armoirie par la famille Tokougawa, dernière dynastie des Shogoun”.

    2. “Deux compositions tirées du Gouashiki, série de 3 volumes par HOKUSAÏ signée Taïto, l'un des nombreux noms de pinceau adoptés par Hokusaï”.

     3. “Quatre gardes de sabre [en] fer forgé” ; ces gardes portent le nom de tsuba.

     4. “Motif de décor formé de branches de chrysanthèmes alternant avec des ornementations de forme hexagonale en camaïeux variés ; d'après un poncif pour impression sur étoffe ; XVIe siècle”.

    5. “Table d'autel en bois sculpté, doré et laqué ; hauteur 0m, 98, largeur 1m, 58. Elle est formée de deux dragons vigoureusement arc-boutés sur un socle et se redressant en une double corde hardie pour se joindre à la partie supérieure sur laquelle repose la tablette”.

     6. “Portrait d'Ousoukoumo, beauté célèbre de Yédo au commencement du XVIIIe siècle. Reproduction d'un kakémono par KAÏGHETSUDO élève de MORONOBOU qui vivait à la fin du XVIIe siècle. Kaïghetsudo peignait à l'époque Kiôho (1716-1735)”. En réalité, Kaigetsudo est la signature d'une école de peinture, active au début du XVIIIe s., et non celle d'un artiste.

    7. “Motif de décor formé de branches de prunier en fleur alternant avec des zones formées de bâtons rompus sur fond d'arabesques ; d'après un dessin industriel du XVIIIe siècle”.

    8. “Etude d'oeillets, tirée d'un album de fleur par BOUMPO (1800)”.

    9. “Paysage, Effet de brouillard. Reproduction d'un kakémono par KUAN YEI ; commencement du XVIIIe siècle ; la signature est accompagnée du surnom de l'artiste JIUGHETSU SAÏ BOYEI IN”.

     10. “Vase formé de deux feuilles de lotus ; bronze à cire perdue de patine sombre ; XVIIe siècle”.

 

ja201.jpg 

 

********************